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Cloudonomics Authors: Lori MacVittie, Skytap Blog, David H Deans, Shelly Palmer, Tim Crawford

Related Topics: Cloud Computing, Cloudonomics Journal, Cisco Virtualization Journal, CIO/CTO Update, Telecom Innovation, Java in the Cloud

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Internet tombe en panne et prouve la nécessité du passage à l’IPv6

Si vous étiez devant votre ordinateur le mardi 12 août dernier, vous avez peut-être constaté des dysfonctionnements Internet. Une panne causée par la croissance du réseau, qui pourrait sans doute se reproduire. Que s’est-il exactement passé lors de cette journée avec les infrastructures réseaux du web ?


Tout commence avec eBay qui connait des problèmes pour accéder à son site en Europe de 09h55 à 13h33 heure française le 12 août. Dans le même temps, plusieurs perturbations sont signalées parmi des hébergeurs dans le monde, comme Infomaniak en Suisse et des opérateurs télécom (BT, AT&T, Comcast, Level3, Swisscom…).

Les premiers soupçons se tournent vers un opérateur d’interconnexion (Level 3) qui aurait subi un piratage. Cet opérateur permet la communication entre les différents opérateurs français et ceux de l’étranger. En fin de journée, l’opérateur de télécommunications Internet, annonce effectivement, via un tweet, des perturbations réseaux.

L’identification du problème

Quelques heures plus tard, l’origine de la panne semble avoir été identifiée. Il ne s’agit pas d’un piratage, mais d’une limite de 512 000 enregistrements dans les tables BGP que contiennent les routeurs des opérateurs d’interconnexions. Se sont donc les tables de routage IP utilisées par les routeurs cœurs de réseaux, servant à organiser le routage des paquets entre différents ASN (réseaux qui composent Internet) qui seraient à la base du problème.

C’est sur le blog Nux que l’on peut trouver une première explication : « Le problème vient de modèles de routeurs Cisco très populaires parmi les administrateurs réseaux qui admettent par défaut 512 000 routes IPv4. Ce qui n’a pas été suffisant pour prendre en compte la table de routage global. Voilà pourquoi au Royaume-Uni, l’impact a été ressenti auprès de petites sociétés comme Coreix mais aussi auprès de plus grandes entreprises comme BT. On peut imaginer un effet similaire à un niveau mondial. »

Sous le capot, comment ça marche ?

Pete Mastin de Cedexis explique la situation : « Internet, c’est une série de réseaux (ASN) qui génèrent et échangent du trafic. Grâce à son Radar installé par des centaines de clients à travers le monde, Cedexis a détecté à ce jour près de 40 000 ASN (réseaux d’accès) et autant de millions d’adresses IP annoncées derrière eux.
Pour s’interconnecter, les réseaux utilisent des routeurs “cœurs” de différentes marques (Cisco, Juniper, Huawei, Alcatel…). Ces machines se “parlent” grâce au protocole BGP et utilisent une table de routage global régulièrement mise à jour pour savoir ou et à qui envoyer du trafic.
Au fil des ans, avec la croissance du nombre d’opérateurs, d’abonnés, de serveurs et de terminaux, cette table de routage n’a cessé d’augmenter au point de dépasser bientôt 512 000 routes. »

Et de poursuivre : « Le 12 août, quelqu’un (un ASN) a annoncé plus de 512 000 routes (voir source citée sur le blog Nux). En toute logique, cela s’est propagé de réseau en réseau (de routeur en routeur) comme le veut le fonctionnement même du réseau global… et c’est là que quelques sociétés ont commencé à transpirer. Pourquoi ? Parce que des routeurs n’ont pas été mis à niveau pour prendre en compte plus de 512 000 routes alors que cela est pourtant connu. »

Aucun de ces articles ne précisent si tous les routeurs sont à jour, ni combien de temps cela prendra. De toute évidence, toutes leurs équipes doivent être mobilisées, en effet ces mêmes opérateurs peuvent travailler avec des organismes tels que les banques ou autres. Cet exemple de saturation prouve encore une fois le besoin qu’à Internet d’évoluer et la nécessité du passage à l’IPv6, qui tarde toujours. Il faut espérer que ce genre de phénomène accélère la procédure.

Toute l’équipe de Provectio et moi-même restons à votre disposition pour tout complément d’information.

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Maxime Charlès is co-founder and CEO of Provectio, a French organization dedicated to Cloud Computing, IT and Outsourcing. His motto : "to surround himself with the best without fear that they will exceed"